AMAP Luth

Mon parcours

Suite à une formation horticulture/paysagisme, et à un premier poste d'enseignant au Château des Vaux (Lycée d'apprentissage en Eure et Loir) je me suis installé en 2009 en maraîchage. Et j'ai démarré... sur 8 000 m2. J'ai d'abord commencé par fournir quelques voisins, puis de proche en proche, et d'année en année j'ai augmenté la taille de mon exploitation à 4 ha sur un terrain situé à la Loupe dans le Perche. Au tout début je n'avais qu'un motoculteur, et mal au dos, et j'ai donc construit mon outil de travail, ma ferme, pas à pas. Aujourd'hui il y a sur mon exploitation trois salariés permanent, et des saisonniers. J'ai également été amené à mécaniser mon exploitation, et à me doter de nombreuses serres. Ces dernières années j'ai repris des parcelles de terre à Frazé me permettant d'augmenter ma surface (9 hectares en plus). Au bout de 10 ans, ouf, j'ai un revenu régulier (ça n'a pas toujours été facile). Par contre les semaines de travail font toujours de 60 à 70 h... prochaine étape, récupérer une partie de mes week-ends ?

Ma production

A la Loupe, j'ai une parcelle de 4 ha, sur laquelle je travaille en maraîchage "classique" : production en partie en serres (3 000 m2) et travail de nombreuses variétés (légumes d'été, choux, une partie des courges, poireaux, blette, patate douce, ...) avec l'apport de nombreux saisonniers durant la saison.

À Frazé une parcelle de 9 hectares, où je travaille plus en culture de plein champs : pommes de terre, légumes racines (carottes), etc... le semis et la récolte sont plus mécanisés. Par contre le climat étant ce qu'il est, les risques de perdre la récolte sont importants, comme en novembre 2019, ou plusieurs de tonnes de légumes, pommes de terre, endives, ..., sont prisonnières des champs où il est impossible de rentrer un tracteur. Les aléas climatiques sont des aléas économiques à ne pas prendre à la légère. Ils sont même souvent assez graves, et être maraîcher durant une période de dérèglement climatique, c'est la galère, surtout en BIO ou nous n'utilisons pas (heureusement) de produits chimiques.

Olivia Texier est fille de marin-pêcheurs établis en Normandie, à Barneville-Carteret. Elle a hérité du bateau de son père il y a quelques années et tente de sauvegarder l’activité en travaillant avec des Amap. Son bateau le "Hegoak" (à l'image) est équipé uniquement pour des Saint Jacques, sort le week-end pendant la saison de la pêche et à son retour le mercredi matin, Olivia nous les livre.

 

Le Verger biologique de Permangle  s’étend sur  une parcelle de 2,5ha, bordée sur deux côtés par des bois. Il compte 2500 arbres à l'hectare : pommiers plantés tous les mètres en rangées distantes de 4 mètres. Les arbres sont palissés, avec au-dessus un filet contre la grêle, déployé entre avril et la fin de la cueillette. Outre les risques de sécheresse et de grêle, Hervé Boucher doit prémunir son verger des chevreuils voisins par une  clôture de 2 mètres de haut.

Les variétés  qui ont été plantées (Pinova, Opal et Délice d’Or) combinent plusieurs qualités : rusticité (résistance aux maladies, tavelure en particulier, donc peau assez épaisse), saveur, fertilité (production généreuse, alternance maîtrisable, mise à fruit de l'arbre jeune), conservation.

En parallèle, Hervé Boucher a également planté un demi hectare de Sainte Germaine (appelées aussi Pommes de l'Estre, en oc "las letras") ; variété ancienne très connue et appréciée en Limousin, une pomme tardive, savoureuse et qui se garde longtemps mais dont l'alternance est très compliquée à maîtriser.

Bateau St PierreLe poissonnier Antoine Bouchet; au marché du village depuis plus de 5 ans propose la vente du poisson lors des distributions AMAP. Il détenait 2 poissonneries au Havre, il y a 26 ans. Il travaille avec des petits bateaux de pêche au Havre (Le Saint Pierre, le Flipper, le Petit Pierre, le Dyflot et la Petite Elsa).

L'objectif est de :

  • Sortir des circuits classiques de consommation (éviter Rungis ainsi que des intermédiaires inutiles et chers)
  • Garantir un minimum de revenu pour les pêcheurs
  • Préserver l'environnement
  • Ne pas entretenir la pêche industrielle

La ferme de Milou est située sur le causse, en Aveyron non loin de Cajarc et de Villefranche- de- Rouergue. Daniel fait partie de la 3ème génération d'agriculteurs qui vivent et travaillent dans cette exploitation. Là sur ces terres difficiles et dans un milieu encore protégé il élève avec Christine sa compagne des volailles (poulet, pintade, poule, dinde et chapon) ainsi que des bovins et des veaux rosés sous la mère et des porcs.

Certifiée BIO par ECOCERT depuis 2009, l'exploitation est destinée à l'élevage et à l'alimentation des animaux. Depuis 2009 Daniel et Christine sont 4 fois par an à Gennevilliers et aux Batignolles et vendent en direct à la ferme. Depuis juillet 2012 ils sont associés dans « Saveurs paysannes », magasin ouvert à Villefranche de Rouergue par 19 producteurs bio situés dans un rayon de 50 kms autour de ce gros centre aveyronnais.